jeudi 14 avril 2011

Partage de butin

La fouille des vaincus et des bâtiments qu’ils occupaient révèle un butin conséquent, que les aventuriers se partagent avec enthousiasme. Le plus intéressant étant tout de même ce pendentif, qui s’avère être le phylactère d’une liche, nommé le Tyran-Fantôme. D’après une lettre retrouvée dans le bureau de Saarvith, l’objet a été volé par les dirigeants de la main rouge pour contraindre la liche à mettre ses armées de morts-vivants au service des Drakhans.

Les documents retrouvés dans les ruines expliquent également que la mission principale du gobelin était de superviser l’élevage des rejetons de Tiamat – les monstres appelés herses par les elfes – et de rejoindre la horde aux portes de Brindol une fois que les créatures seraient prêtes. Effectivement, Schrayen découvre dans le bâtiment voisin, une trentaine d’œufs aux écailles tranchantes… Les aventuriers quitteront l’endroit après avoir exécuté Saarvith et détruit tous les œufs des rejetons.

Après un bref passage chez les elfes Tiri-Kitor, qui leur promettent de leur envoyer une compagnie d’archers elfes pour défendre Brindol, le groupe fait un petit saut jusqu’à la vieille route naine, à l’ouest des marécages, pour y détruire le second fortin de surveillance établi par la horde. Il ne reste que trois ogres sur place, qui sont vaincus en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Les ogres avaient une prisonnière dans le fortin ; une demi-elfe, qui se dit thaumartisane et remercie les aventuriers pour leur intervention. Elle leur expliquera avoir été capturée la veille alors qu’elle passait dans la région. Les ogres la gardaient au frais, car ils avaient une bonne réserve de viande hobgobeline… Il semble en effet qu’un différent ait éclaté quelques jours auparavant entre les ogres et un des officiers et que le tout ait tourné au massacre.

Alors que le groupe décide de repartir vers Brindol pour y faire son rapport et décider de la marche à suivre pour la suite des événements, la demi-elfe demande à les accompagner. Une grosse journée plus tard, ils sortent des marais et arrivent en vue de Gué-Maudit.

mardi 22 mars 2011

La prise de Rhest

Malheureusement, il semble vite évident que le combat n’est pas passé inaperçu… Des différents bords du lac, une petite dizaine d’embarcations d’hommes-lézards se dirige vers l’autre bâtiment occupé, avant de bifurquer vers la tour.

Malgré leur nombre, les hommes lézards s’avèrent peu dangereux. Les aventuriers défendent maintenant le clocher, et disposent d’une position tellement avantageuse que la tentative des assaillants se solde par un fiasco total. Même leur tentative d’invasion par le bas a tourné court lorsque Briselame a précipité la lourde cloche de bronze vers les étages inférieurs… Provocant par là même un boucan de tous les diables et manquant de mettre à bas la tour déjà rongée par l’humidité.

L’attaque des lézards repoussée, après s’être assuré que la tour tiendrait encore le coup un petit moment, le groupe décide de passer la nuit sur place, et de lancer l’assaut sur l’autre bâtiment –probablement une aile de l’ancien hôtel de ville.

Au matin, les barques sont donc mises à l’eau.

A une centaine de mètres de leur objectif, les choses commencent à se corser ; une poignée d’hommes-lézards survivants entreprend de faire chavirer leurs embarcations, et ne sont pas loin d’y parvenir. Heureusement, les prouesses acrobatiques de Vagda et la transformation en requin de Schrayen remettent les pendules à l’heure rapidement…

Les derniers mètres sont parcourus sans encombres. Mais à peine ont-ils le pied posé sur la passerelle entourant le bâtiment principal que des ogres lancent la contre-attaque. Draël et les forgeliers foncent à l’étage, bientôt suivis de Schrayen. Ils luttent pied à pied avec une poignée d'ogres commandés par un Ettin. La puissance de frappe de leurs ennemis est heureusement contrebalancée par leur incapacité à manœuvrer efficacement dans les couloirs du bâtiment. Pendant ce temps, Thémiss et Callahan se sont chargés des ogres à l’extérieur.

Vagda ayant repéré un hobgobelin incantant des sortilèges, il se lance à sa poursuite dans les étages inférieurs du bâtiment. Quelques instants après, Briselame, qui était resté depuis le début en première ligne et rendait coups pour coups à ses ennemis, finit par s’effondrer, à peu près au moment où un gobelin monté sur une petit dragon noir jaillit d’une faille dans le parquet… Saarvith et Regiarix entrent dans la danse.

Schrayen enchaîne les sorts de zone pour se débarrasser des géants au plus vite et pouvoir rejoindre ses camarades qui combattent les dragon au dehors. Malheureusement, si ces sorts sonnent le glas pour l'ettin et les ogres, ils sont également fatals à Briselame, qui agonisait tranquillement au milieu du champ de bataille.

Les choses vont de plus en plus mal… Bien sûr le souffle du dragon se révèle inefficace, grâce aux sorts de protection généreusement distribués avant le combat, mais le hobgobelin poursuivi par Vagda remonte les escaliers, trainant derrière lui le moine paralysé. Schrayen subit d’ailleurs le même sort avant de pouvoir intervenir. Après avoir balancé Vagda dans l’eau, leur vil ennemi entreprend d’égorger le druide, incapable de se défendre…

Dehors, le dragon a déposé son cavalier sur le toit du bâtiment voisin, d’où ce dernier engage un duel d’archerie avec Callahan. Regiarix, lui, à engagé le combat au corps-à-corps contres Thémiss et Draël. Qui peinent à le contenir. Heureusement, Saarvith finit par se mettre à couvert, le temps de boire quelques potions, ce qui laisse le loisir à Callahan de prêter main forte à ses compagnons et de finalement se débarrasser du dragon…

Voyant cela, Saarvith, qui venait de réapparaitre, prend la fuite… par les airs ! Aussitôt, Callahan avale lui aussi une potion de vol et se lance à sa poursuite.

Au premier étage, Le hobgobelin a abandonné Schrayen, pissant le sang, à son triste sort. En quelques mots, il s’est assuré le soutien de Draël, incapable de résister à son sort de charme. Tout en se dirigeant calmement vers le bâtiment voisin, il invite Draël à l’y suivre pour boire le thé… Thémiss est trop mal en point pour intervenir. Quant à Schrayen, libéré de sa paralysie, son premier réflexe a été de se soigner pour éviter de succomber à l’hémorragie.

Bien que Draël ait hésité à suivre son nouvel ami, ce dernier a ouvert la porte du bâtiment et, avant que Thémiss ne mette un terme à sa vie d’un carreau d’arbalète vengeur, il a eu le temps de donner ordre à la Herse qui se reposait là de faire un sort aux intrus…

Voilà un combat qui semblait mal engagé pour les trois aventuriers, bien amochés, face à un puissant adversaire encore frais. Mais Vagda choisit ce moment pour jaillir hors de l’eau et se précipiter sur le monstre, déchaînant une pluie de coups contre lui.

A une centaine de mètres de là, en plein ciel, Callahan et Saarvith sont en plein duel. Le gobelin, se voyant rejoint par son adversaire, a sorti son épée, l’humain préférant continuer le combat en mobilité avec son arc d’énergie… Aidé par le sort d’image miroir qu’il avait pris soin de lancer avant de s’enfuir, Saarvith prend peu à peu le dessus, mais Callahan ne flanche pas. Il sait qu’il ne doit plus tenir longtemps ; il a vu, au loin, la herse tomber. Schrayen, transformé en aigle, et Vagda, qui a également bu une potion, volent littéralement à son secours.

Le « poing » final de ce combat sera donné par le moine, assommant le gobelin sur lequel il s’était jeté à pleine vitesse…

jeudi 3 mars 2011

Bienvenue à Rhest-les-Bains

La journée suivante fut donc consacrée aux funérailles de Lanikar. Une journée de chants et de discours en elfique, finalement fort peu au goût des aventuriers. C'est avec un soulagement certain qu'ils accueillirent la fin des festivités.

Le lendemain matin, ils sont réveillés par Ysphanel, leur guide dans les marais, et partent sans tarder vers les ruines de Rhest. Comme on le leur avait annoncé, l'ancienne ville est depuis longtemps inondée ; seuls quelques bâtiments émergent d'un lac sombre, à environ 1500 mètres de la rive boueuse.

Cachés parmi les hautes herbes, ils observent les environs. Autour du lac, une dizaine de huttes d'hommes-lézards, qui semblent habitées. Dans la ville inondée, deux bâtiments se détachent du reste ; une tour qui émerge de plus de 20 mètres hors de l'eau, et un grand bâtiment qui semble avoir été réaménagé récemment ; probablement l'ancien hôtel de ville.

Après trois heures à guetter tout mouvement sur le lac, ils voient, non loin, un groupe d'hommes-lézards quitter leur hutte en barque, se diriger vers le bâtiment au centre du lac, y rester quelques minutes, y hurler de terreur (ou de douleur), puis en ressortir moins nombreux qu'ils n'étaient venus. Avant que les sauriens ne soient de retour dans leur hutte, le groupe décide d'investir celle-ci et de leur préparer une petite surprise...

Un massacre surprise plus tard, les aventuriers ont fait l'acquisition d'une magnifique barque en roseaux tressés et d'une quantité appréciable de viande d'hommes-lézards fraîche. Seul Schrayen semble réellement enchanté par cette perspective. Un deuxième camp d'hommes-lézards sera rasé quelques minutes plus tard, histoire d'acquérir une seconde embarcation.

Après mise en place d'un plan compliqué destiné à prendre la tour de guet (pourvue d'une énorme cloche) sans alerter les autres bâtiments, Schrayen s'envole vers le clocher, se pose sur son toit et invoque sur la zone une brume destinée à couvrir l'avancée de ses compagnons. Dès que la brume se dissipe, Draël se téléporte en haut de la tour avec les deux forgeliers, qui entreprennent de massacrer méthodiquement les hobgobelins en faction. Ils sont immédiatement rejoints par Schrayen, qui arrive juste un poil trop tard pour empêcher un des défenseurs de marteler la cloche de son arme.

Thémiss et Callahan, restés sur leur barque, montent finalement à la tour par l'échelle extérieure, après avoir décoché quelques projectiles sur les hobgobelins. Une fois les défenseurs du toit éliminés, Draël et les forgeliers entreprennent de descendre les escaliers intérieurs de la tour, où le combat continue contre les derniers défenseurs de la tour, qui seront finalement tous éliminés.

Reste juste à espérer que les bruits du combat n'ont pas alerté les ennemis stationnés aux alentours...

mercredi 23 février 2011

Rencontres dans le Noir-Palus

Le lendemain de leur entrée dans les marécages, en matinée, les aventuriers aperçoivent en effet une structure de bois barrant la routé. Un véritable fortin, en fait. Après une courte discussion, ils décident de le prendre d’assaut. Une petite téléportation made in Draël et le tour est joué. La résistance opposée par les gnolls et ogres défendant la structure est plutôt maigre, et les défenses sont vite balayées.

Pendant que Vagda essaie de faire copain copain avec un des ogres survivants, les autres interrogent un des officiers capturés et apprennent que le Drakhan Saarvith se cache dans les ruines de Rhest, au milieu des marais. Leur prisonnier ne sait pas ce qu’il y fait, juste qu’il devait lui envoyer une relève dont il n’a jamais vu la couleur.

Le groupe décide donc de s’enfoncer d’avantage dans les marais, et finit par tomber sur le cadavre d’un hibou géant, écrasé contre une souche d’arbre et à moitié dévoré par une substance corrosive et verdâtre. Tandis qu’ils inspectent leur trouvaille, ils sont attaqués par une créature à l’aspect draconique, qui entame le combat en soufflant un nuage acide sur le groupe. Le combat sera éreintant, la créature plongeant sans cesse à couvert dans les eaux troubles du marais entre deux attaques. Elle finira pourtant par tomber, après une partie de cache-cache éprouvante pour les nerfs…

L’inspection du garde-manger de la bête ne sera pourtant pas vaine… Ses origines draconiques étant confirmées par la découverte d’un petit trésor amassé sous une souche au trois quart brulée. Toutefois, les aventuriers n’auront pas le loisir de s’extasier longtemps sur leurs découvertes ; un groupe de chouettes géantes vole dans leur direction, montées par des cavaliers elfes.

Leur première rencontre avec les Tiri-Kitor, sans être ouvertement hostile, n’est pas précisément chaleureuse. Les elfes se méfient visiblement d’eux, et posent beaucoup de questions sans donner de réponses en retour. Mais le ton se détend petit à petit ; la mort de la bête –que les elfes appellent une herse– jouant en faveur des aventuriers.

Ils seront finalement invités à monter sur les chouettes en direction du campement des elfes. Ce dernier est bien camouflé, sur une grande colline se dressant au milieu des marais. La rencontre avec les dirigeants elfes n’est guère plus chaleureuse que leur première discussion. Toutefois, il semble que la raison de leur présence ici soit au moins comprise et acceptée. Le souci est que la chouette morte découverte par le groupe était la monture du frère de la Première Chanteuse du clan, qui semble tenir tous les étrangers pour responsables d’avoir amené la guerre chez les elfes, et donc provoqué la mort de son frère…

Après une heure de discutions tendues, le groupe a tout de même obtenu de plus ample renseignements sur les hobgobelins installés à Rhest, ainsi qu’un guide pour les mener jusqu’aux ruines à travers les marais et l’autorisation de loger dans le campement. Ils seront même finalement invités à assister aux funérailles du chasseur mort, qui auront lieu le lendemain matin. Deux tentes sont mises à leur disposition pour se reposer jusque là.

mercredi 9 février 2011

A Brindol

Quelques heures plus tard, le groupe rencontre à nouveau ces fameux maraudeurs, et un combat éclate à l’ombre d’une vieille tour de guet en ruine. Cette fois, Vagda n’est plus seul et les hobgobelins ne tardent pas à être en difficulté. En fait, on peut carrément dire qu’ils se prennent une sale peignée…

Nous passerons sous silence le malheureux épisode de l'auberge abandonnée, de la rencontre avec les tigres rouges et du bain de minuit de Schrayen…

La route vers Brindol est libre, le groupe ne sera plus retardé. Le temps de découvrir la ville, plutôt bien fortifiée, et visiblement en pleins préparatifs de guerre, le groupe arrive au manoir de Dame Nale, une noble commerçante qui semble en charge de la ville en l’absence du baron de Brindol. En effet, ce dernier est en tournée d’inspection dans les campagnes alentours.

Les aventuriers expliquent à Dame Nale leurs démêles avec la horde et comment ils ont permis au paiement destiné aux nains d’arriver à bon port ; elle semble satisfaite de pouvoir compter sur quelques esprits vaillants supplémentaires pour protéger la ville et la vallée, mais n’a guère de temps à leur consacrer.

Alors qu’ils prennent un peu de bon temps en ville, ils seront mandés à la cathédrale de l’Host Souverain, où la grande prêtresse de la ville souhaite les rencontrer. Au final, elle ne veut rien d’autre que jauger de la valeur de leur groupe dont elle a entendu parler… Il semble également que les luttes politiques aient bon train à Brindol, et qu’elle ne voulait pas laisser un train d’avance à Dame Nale…

Les aventuriers ne resteront qu’une nuit à Brindol, avant de quitter la ville pour le Nord et la route de Rhest. Ne nous attardons pas sur un court passage à Gué-Maudit, dont les habitants ne semblent guère pressés de rejoindre Brindol. Bientôt le groupe arrive en vue du marais du Noir-Palus… A hauteur duquel, la route, dit-on, est barrée et gardée par la Horde.
Vous êtes trop bas. Remontez un peu, il n'y a rien à voir, ici…