mardi 14 juin 2011

Piège en haute forêt

S’en suivent quelques jours de voyage plus calmes, malgré les nombreuses patrouilles signalées par Schrayen et évitées par le groupe. Ils sont maintenant en territoire ennemi…

Sans doute pour rompre la monotonie du voyage, Schrayen, qui a repéré un ogre accompagné d’une poignée de hobgobelins occupés à torturer deux pauvres humains au pied d’un moulin en ruines, propose à ses compagnons d’aller corriger les bourreaux.

Le groupe avance sous le couvert des arbres, et parvient à éliminer l’ogre avant qu’il ne puisse agir, à la faveur d’une pluie de projectiles suivie d’une charge menée par Vonak. Mais à peine le combat est-il entamé que des rejetons noirs, armés d’immenses cimeterres, semblent surgir de nulle part et se jettent dans la mêlée, bientôt suivis par un couple de barghests de la taille d’un cheval, qui coupent la retraite au groupe.

Les aventuriers ne savent plus où donner de la tête ; les lanceurs de sorts sont isolés des guerriers et essaient de se dépêtrer de leurs adversaires. Thémiss tente de soigner ses compagnons blessés avant qu’ils ne tombent, Sylphirine et Schrayen déchainent leurs sorts les plus dévastateurs pour essayer de prendre l’avantage, tandis que Vonak essaie de se défaire des guerriers hobgobelin qui s’agglutinent autour de lui. Draël et Callahan sont aux prises avec les rejetons noirs qui rendent coup pour coup, et Vagda essaie de se rendre utile de tous les côtés.

Tandis que la situation semblait tourner à l’avantage du groupe, un coup de griffe magistral d’un des barghests cloue Schrayen au sol ; ses compagnons se précipitent sur le monstre pour détourner son attention, tandis que Sylphirine recouvre le champ de bataille d’une brume épaisse. Mais lorsque le druide reprend conscience, bien que tenant à peine debout, il préfère déclencher une pluie de grêle sur ses ennemis plutôt que de reculer à l’abri… Si cet acte héroïque lui permet d’éliminer la majorité des ennemis encore présents, il attire malheureusement l’attention du barghest survivant, qui se jette sur lui et lui arrache la moitié de la gorge d’une morsure rageuse.

Le monstre finira par tomber lui aussi, sous les coups des aventuriers, mais il est trop tard pour Schrayen. Ses compagnons décident, après une longue discussion, d’emporter son corps dans leur sac sans fond, pour tenter de le ressusciter une fois leur mission actuelle terminée. En effet, le temps leur est compté, et il n’est pas question de retourner en ville dans l’immédiat.

Après avoir un peu inspecté les environs, Sylphirine arrive à la conclusion que tout ceci était un piège, une mise en scène montée de toute pièce : les deux humains que les hobgobelins torturaient étaient en fait morts depuis plusieurs jours, et n’étaient sans doute là que pour jouer les appâts.

Quoi qu’il en soit, le périple vers le roncier continue. Ils atteignent la lande désertique le lendemain en soirée. Il leur faudra encore traverser ce paysage désolé pendant presque une journée entière avant d’arriver dans une zone où même les ronces omniprésentes semblent incapables de survivre. Il ne reste que des branches desséchées, dont sortent des épines qui semblent plus acérées que jamais. Ils touchent au but. Et de fait, au détour d’une colline ils aperçoivent leur objectif : à quelques centaines de mètres, une immense statue de lion domine la lande. Une ouverture est sculptée entre ses pattes, tandis que sa gueule béante semble également abriter une grotte. Ils ont trouvé le repaire du Tyran-fantôme…

jeudi 12 mai 2011

Contre-espionnage

Les aventuriers trouvent le village de Gué-Maudit en pleine effervescence ; les responsables sont occupés à faire évacuer le village, et de nombreuses charrettes chargées de barda encombrent la rue principale. Il y a de nombreux blessés parmi les villageois. Renseignements pris, une troupe d’une vingtaine de gobelins a mené une attaque contre les fermes voisines de la ville. Ils ont été repoussés avec l’aide des druides de la région mais, devant leur audace, le conseil a décidé de ne plus retarder l’évacuation.

Tandis que les autres membres du groupe donnent un coup de main pour aider à l’évacuation, Callahan remarque une demoiselle parmi les blessés qui semble s’intéresser un peu trop à eux. Ses questions, apparemment innocentes, sont trop précises pour être honnête… En fait, elle manœuvre tellement bien que Vagda est en train de lui confier leurs plans de bataille. Sans ménagement, le marshal la somme de décliner son identité et ses intentions. Elle dit s’appeler Milla Séranis, et être ensorceleuse itinérante, proposant ses services aux villages qu’elle traverse. La réponse ne le satisfaisant pas, Callahan hausse le ton ; Milla, sur la défensive, essaie de répondre à ses questions de façon de plus en plus maladroite, avant de terminer sur un « Tant pis »…

En un clin d’œil, la jolie jeune femme change d’apparence, le bas de son corps se transformant en un abdomen d’araignée, avec toutes les pattes que cela implique. Avant que qui ce soit n’ait pu réagir, elle crache un filet de bave sur son interlocuteur, le laissant se débrouiller avec la toile visqueuse qui l’entrave avant d’escalader le bâtiment le plus proche pour prendre la fuite par les toits.

Mais Draël veille au grain. Il téléporte Vonak et Vagda au contact du monstre, qui malgré sa célérité est incapable d’esquiver la pluie de coups qui s’abat sur elle et la met hors de combat en une fraction de seconde.

Dans le village, c’est la stupéfaction. Callahan, une fois débarrassé de ses liens, fait enfermer l’espionne dans une maison abandonnée avant de la réveiller. S’ensuivra un interrogatoire en bonne et due forme, durant lequel Milla acceptera de révéler ce qu’elle sait sur la main rouge contre la promesse d’un procès équitable une fois rentrée à Brindol.

Le retour vers Brindol se fera donc en compagnie des réfugiés de Gué-Maudit et d’une espionne prisonnière. Cette dernière sera confiée aux geôliers de château dès son arrivée en ville. Dans la soirée, les aventuriers rencontreront enfin le baron de Brindol, ainsi qu’Immerstal, le magicien en charge de la défense magique de la ville. Ils seront rejoints par la grande prêtresse, pour faire le point sur leurs découvertes récentes.

Il sera finalement décidé que le groupe partira pour le Roncier, afin de rencontrer le Tyran-Fantôme et de lui proposer, si possible, un marché. Le phylactère restera pendant ce temps à l’abri de la cathédrale de l’Ost Souverain. Immerstal leur fournira également un parchemin de téléportation leur permettant de revenir en ville une fois leur mission terminée.

Ils reprennent la route dès le lendemain, avec les meilleurs chevaux de la ville. Les deux premiers jours du voyage vers le roncier se passent sans évènements notables ; Schrayen, transformé en aigle, leur sert d’éclaireur et leur permet d’éviter les maraudeurs de la horde qui risquent de les retarder. Et si la ferme abandonnée où ils passent la seconde nuit est la cible d’un assaut mené par un commando hobgobelin dirigé par des barghests, ce n’est finalement qu’un contretemps léger, tant les assaillants seront repoussés avec facilité.

jeudi 14 avril 2011

Partage de butin

La fouille des vaincus et des bâtiments qu’ils occupaient révèle un butin conséquent, que les aventuriers se partagent avec enthousiasme. Le plus intéressant étant tout de même ce pendentif, qui s’avère être le phylactère d’une liche, nommé le Tyran-Fantôme. D’après une lettre retrouvée dans le bureau de Saarvith, l’objet a été volé par les dirigeants de la main rouge pour contraindre la liche à mettre ses armées de morts-vivants au service des Drakhans.

Les documents retrouvés dans les ruines expliquent également que la mission principale du gobelin était de superviser l’élevage des rejetons de Tiamat – les monstres appelés herses par les elfes – et de rejoindre la horde aux portes de Brindol une fois que les créatures seraient prêtes. Effectivement, Schrayen découvre dans le bâtiment voisin, une trentaine d’œufs aux écailles tranchantes… Les aventuriers quitteront l’endroit après avoir exécuté Saarvith et détruit tous les œufs des rejetons.

Après un bref passage chez les elfes Tiri-Kitor, qui leur promettent de leur envoyer une compagnie d’archers elfes pour défendre Brindol, le groupe fait un petit saut jusqu’à la vieille route naine, à l’ouest des marécages, pour y détruire le second fortin de surveillance établi par la horde. Il ne reste que trois ogres sur place, qui sont vaincus en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Les ogres avaient une prisonnière dans le fortin ; une demi-elfe, qui se dit thaumartisane et remercie les aventuriers pour leur intervention. Elle leur expliquera avoir été capturée la veille alors qu’elle passait dans la région. Les ogres la gardaient au frais, car ils avaient une bonne réserve de viande hobgobeline… Il semble en effet qu’un différent ait éclaté quelques jours auparavant entre les ogres et un des officiers et que le tout ait tourné au massacre.

Alors que le groupe décide de repartir vers Brindol pour y faire son rapport et décider de la marche à suivre pour la suite des événements, la demi-elfe demande à les accompagner. Une grosse journée plus tard, ils sortent des marais et arrivent en vue de Gué-Maudit.

mardi 22 mars 2011

La prise de Rhest

Malheureusement, il semble vite évident que le combat n’est pas passé inaperçu… Des différents bords du lac, une petite dizaine d’embarcations d’hommes-lézards se dirige vers l’autre bâtiment occupé, avant de bifurquer vers la tour.

Malgré leur nombre, les hommes lézards s’avèrent peu dangereux. Les aventuriers défendent maintenant le clocher, et disposent d’une position tellement avantageuse que la tentative des assaillants se solde par un fiasco total. Même leur tentative d’invasion par le bas a tourné court lorsque Briselame a précipité la lourde cloche de bronze vers les étages inférieurs… Provocant par là même un boucan de tous les diables et manquant de mettre à bas la tour déjà rongée par l’humidité.

L’attaque des lézards repoussée, après s’être assuré que la tour tiendrait encore le coup un petit moment, le groupe décide de passer la nuit sur place, et de lancer l’assaut sur l’autre bâtiment –probablement une aile de l’ancien hôtel de ville.

Au matin, les barques sont donc mises à l’eau.

A une centaine de mètres de leur objectif, les choses commencent à se corser ; une poignée d’hommes-lézards survivants entreprend de faire chavirer leurs embarcations, et ne sont pas loin d’y parvenir. Heureusement, les prouesses acrobatiques de Vagda et la transformation en requin de Schrayen remettent les pendules à l’heure rapidement…

Les derniers mètres sont parcourus sans encombres. Mais à peine ont-ils le pied posé sur la passerelle entourant le bâtiment principal que des ogres lancent la contre-attaque. Draël et les forgeliers foncent à l’étage, bientôt suivis de Schrayen. Ils luttent pied à pied avec une poignée d'ogres commandés par un Ettin. La puissance de frappe de leurs ennemis est heureusement contrebalancée par leur incapacité à manœuvrer efficacement dans les couloirs du bâtiment. Pendant ce temps, Thémiss et Callahan se sont chargés des ogres à l’extérieur.

Vagda ayant repéré un hobgobelin incantant des sortilèges, il se lance à sa poursuite dans les étages inférieurs du bâtiment. Quelques instants après, Briselame, qui était resté depuis le début en première ligne et rendait coups pour coups à ses ennemis, finit par s’effondrer, à peu près au moment où un gobelin monté sur une petit dragon noir jaillit d’une faille dans le parquet… Saarvith et Regiarix entrent dans la danse.

Schrayen enchaîne les sorts de zone pour se débarrasser des géants au plus vite et pouvoir rejoindre ses camarades qui combattent les dragon au dehors. Malheureusement, si ces sorts sonnent le glas pour l'ettin et les ogres, ils sont également fatals à Briselame, qui agonisait tranquillement au milieu du champ de bataille.

Les choses vont de plus en plus mal… Bien sûr le souffle du dragon se révèle inefficace, grâce aux sorts de protection généreusement distribués avant le combat, mais le hobgobelin poursuivi par Vagda remonte les escaliers, trainant derrière lui le moine paralysé. Schrayen subit d’ailleurs le même sort avant de pouvoir intervenir. Après avoir balancé Vagda dans l’eau, leur vil ennemi entreprend d’égorger le druide, incapable de se défendre…

Dehors, le dragon a déposé son cavalier sur le toit du bâtiment voisin, d’où ce dernier engage un duel d’archerie avec Callahan. Regiarix, lui, à engagé le combat au corps-à-corps contres Thémiss et Draël. Qui peinent à le contenir. Heureusement, Saarvith finit par se mettre à couvert, le temps de boire quelques potions, ce qui laisse le loisir à Callahan de prêter main forte à ses compagnons et de finalement se débarrasser du dragon…

Voyant cela, Saarvith, qui venait de réapparaitre, prend la fuite… par les airs ! Aussitôt, Callahan avale lui aussi une potion de vol et se lance à sa poursuite.

Au premier étage, Le hobgobelin a abandonné Schrayen, pissant le sang, à son triste sort. En quelques mots, il s’est assuré le soutien de Draël, incapable de résister à son sort de charme. Tout en se dirigeant calmement vers le bâtiment voisin, il invite Draël à l’y suivre pour boire le thé… Thémiss est trop mal en point pour intervenir. Quant à Schrayen, libéré de sa paralysie, son premier réflexe a été de se soigner pour éviter de succomber à l’hémorragie.

Bien que Draël ait hésité à suivre son nouvel ami, ce dernier a ouvert la porte du bâtiment et, avant que Thémiss ne mette un terme à sa vie d’un carreau d’arbalète vengeur, il a eu le temps de donner ordre à la Herse qui se reposait là de faire un sort aux intrus…

Voilà un combat qui semblait mal engagé pour les trois aventuriers, bien amochés, face à un puissant adversaire encore frais. Mais Vagda choisit ce moment pour jaillir hors de l’eau et se précipiter sur le monstre, déchaînant une pluie de coups contre lui.

A une centaine de mètres de là, en plein ciel, Callahan et Saarvith sont en plein duel. Le gobelin, se voyant rejoint par son adversaire, a sorti son épée, l’humain préférant continuer le combat en mobilité avec son arc d’énergie… Aidé par le sort d’image miroir qu’il avait pris soin de lancer avant de s’enfuir, Saarvith prend peu à peu le dessus, mais Callahan ne flanche pas. Il sait qu’il ne doit plus tenir longtemps ; il a vu, au loin, la herse tomber. Schrayen, transformé en aigle, et Vagda, qui a également bu une potion, volent littéralement à son secours.

Le « poing » final de ce combat sera donné par le moine, assommant le gobelin sur lequel il s’était jeté à pleine vitesse…

jeudi 3 mars 2011

Bienvenue à Rhest-les-Bains

La journée suivante fut donc consacrée aux funérailles de Lanikar. Une journée de chants et de discours en elfique, finalement fort peu au goût des aventuriers. C'est avec un soulagement certain qu'ils accueillirent la fin des festivités.

Le lendemain matin, ils sont réveillés par Ysphanel, leur guide dans les marais, et partent sans tarder vers les ruines de Rhest. Comme on le leur avait annoncé, l'ancienne ville est depuis longtemps inondée ; seuls quelques bâtiments émergent d'un lac sombre, à environ 1500 mètres de la rive boueuse.

Cachés parmi les hautes herbes, ils observent les environs. Autour du lac, une dizaine de huttes d'hommes-lézards, qui semblent habitées. Dans la ville inondée, deux bâtiments se détachent du reste ; une tour qui émerge de plus de 20 mètres hors de l'eau, et un grand bâtiment qui semble avoir été réaménagé récemment ; probablement l'ancien hôtel de ville.

Après trois heures à guetter tout mouvement sur le lac, ils voient, non loin, un groupe d'hommes-lézards quitter leur hutte en barque, se diriger vers le bâtiment au centre du lac, y rester quelques minutes, y hurler de terreur (ou de douleur), puis en ressortir moins nombreux qu'ils n'étaient venus. Avant que les sauriens ne soient de retour dans leur hutte, le groupe décide d'investir celle-ci et de leur préparer une petite surprise...

Un massacre surprise plus tard, les aventuriers ont fait l'acquisition d'une magnifique barque en roseaux tressés et d'une quantité appréciable de viande d'hommes-lézards fraîche. Seul Schrayen semble réellement enchanté par cette perspective. Un deuxième camp d'hommes-lézards sera rasé quelques minutes plus tard, histoire d'acquérir une seconde embarcation.

Après mise en place d'un plan compliqué destiné à prendre la tour de guet (pourvue d'une énorme cloche) sans alerter les autres bâtiments, Schrayen s'envole vers le clocher, se pose sur son toit et invoque sur la zone une brume destinée à couvrir l'avancée de ses compagnons. Dès que la brume se dissipe, Draël se téléporte en haut de la tour avec les deux forgeliers, qui entreprennent de massacrer méthodiquement les hobgobelins en faction. Ils sont immédiatement rejoints par Schrayen, qui arrive juste un poil trop tard pour empêcher un des défenseurs de marteler la cloche de son arme.

Thémiss et Callahan, restés sur leur barque, montent finalement à la tour par l'échelle extérieure, après avoir décoché quelques projectiles sur les hobgobelins. Une fois les défenseurs du toit éliminés, Draël et les forgeliers entreprennent de descendre les escaliers intérieurs de la tour, où le combat continue contre les derniers défenseurs de la tour, qui seront finalement tous éliminés.

Reste juste à espérer que les bruits du combat n'ont pas alerté les ennemis stationnés aux alentours...
Vous êtes trop bas. Remontez un peu, il n'y a rien à voir, ici…