mercredi 15 février 2012

Escarmouches en haute altitude

La créature volante approche, dos au soleil ; Callahan, tout en essayant de déterminer de quoi il s’agit, se rends compte que le sol tremble légèrement : sans doute une bulette qui approche. Il crie à ses compagnons de remonter le sentier vers le sommet, où il espère qu’ils seront en sécurité. Rosaline et Vonak préfèrent se mettre à l’abri dans le camp hobgobelin.Mais en courant vers la montagne, les aventuriers ont tourné le dos au monstre volant, qui fond droit sur eux : une chimère. Vagda fait volte face au dernier moment et se jette entre la créature et Draël. A peine le combat est-il engagé que deux bulettes sortent de terre. Le combat fait rage quelques instants, les monstres gris piétinant allègrement leurs adversaires tandis que la chimère décharge son souffle acide ; Thémiss, coupée du reste du groupe par un des monstres, tombe à terre, mais Draël s’élance à son secours pendant que les flèches de Callahan touchent leur cibles et les abattent les unes après les autres. Le combat se termine avant que Vonak n’ait pu le rejoindre, et Thémiss est finalement tirée d’affaire.

Reste à savoir quelle voie suivre… La majorité du groupe pense aller vers l’Ouest, mais Vonak et Rosaline suggèrent de faire une reconnaissance vers le Sud qui leur semble plus propice à cacher un camp de grande taille. Après avoir convenu qu’ils rejoindraient le groupe avant la tombée de la nuit, ils se séparent donc.

En fin d’après-midi, alors qu’ils approchent du col qu’ils se sont fixés comme objectif pour camper ce soir, Callahan et Elliandre entendent des bruits suspects… Des géants, cachés derrière un affleurement rocheux, leur tendent une embuscade. Alors que la majorité du groupe se cache dans les buissons pour tenter de contourner les embusqués sans être vus, Vagda s’avance sur le chemin et interpelle les géants. Au terme d’une conversation surréaliste, Draël décide de se téléporter au dessus des géants pour les attaquer, accompagné d’Elliandre et de Callahan. Ils se rendent compte un peu tard que le point d’arrivée choisi n’est pas aussi inaccessible aux géants qu’ils ne le pensaient, mais surtout qu’ils sont face à six barbares ettins dirigés par un géant de feu en armure lourde…

Elliandre n’hésite pas : son collier de boule de feu est fait pour des situations semblables, et il déclenche un déluge de flammes dans le groupe de géants. Malheureusement, ça ne suffit pas à les éliminer, et après avoir lancé quelques rochers enflammés et javelines sur les aventuriers, ils se ruent à l’assaut. Pire, leur chef repère Thémiss, restée cachée dans les fourrés en embuscade, et ordonne à deux de ses subordonnés de s’en charger, la forçant à reculer. Les aventuriers amorcent un mouvement de retraite, mais Elliandre, voulant lancer une dernière boule de feu avant de partir, est rattrapé par les géants et mis en pièces en quelques secondes. Gêné par le terrain difficile, Vagda est également rattrapé. Malgré son agilité, il n’arrive pas à esquiver longtemps les coups de l’énorme épée maniée par le géant du feu, et tombe à son tour, désactivé.

Draël, Callahan et Thémiss se sont regroupés une quinzaine de mètres plus loin, et se rendent compte qu’ils ne parviendront pas à fuir les géants, ils tentent donc le tout pour le tout. Heureusement pour eux, si les boules de feu de feu Elliandre ne sont pas venues à bout des Ettins, elles les ont tout de même bien entamés. Ces derniers tombent les uns après les autres, sous les coups de marteau de Draël, les flèches d’énergie de Callahan et les mises à mal de Thémiss. Si bien qu’en quelques passes d’armes, ils ont inversé le cours de la bataille : il sont trois à faire face au géant de feu, désormais seul.

Leur adversaire ramasse le corps inerte de Vagda, tenant sa tête dans son poing. « Très bien, vous êtes les plus forts. Maintenant, vous me laissez partir, ou j’écrase la tête du forgelier. Si je vois que vous ne m’avez pas suivi, je déposerai son corps derrière le col, à deux kilomètres d’ici. »

Si Thémiss semble encline à accéder à la demande du géant, Callahan refuse de la laisser partir… En poussant un rugissement de rage, il broie la tête de Vagda entre ses doigts et se rue au combat. Gravement blessé, il tombera rapidement, non sans avoir porté un dernier coup à Draël… Avec deux compagnons morts sur les bras, il n’est plus question d’avancer. Ils commencent à monter le camp non loin de la route, mais hors de vue de celle-ci, et attendent que Rosaline et Vonak les rejoignent. Après leur avoir expliqué le déroulement du combat, Draël ramasse les corps inertes d’Elliandre et de Vagda pour se téléporter à Brindol.

Aucun prêtre en ville n’étant capable de lancer un sort de résurrection, Il se tourne vers les elfes Tiri-Kitors, qui sont heureusement toujours sur place. Sellyrie accepte d’utiliser un sort de réincarnation sur les victimes des géants, mais Elliandre refuse de quitter les limbes pour se retrouver dans un corps de kobold ou pire encore… Après avoir récupéré Vagda – dans un nouveau corps – Draël se met à la recherche d’un mercenaire pour remplacer Elliandre dans le groupe. Il finira par trouver un prêtre nain qui, ayant perdu ses cousins lors de la bataille de Brindol, est avide de se venger de la Main Rouge. Il ne leur reste qu’à rejoindre le reste du groupe, en espérant qu’il ne lui soit rien arrivé…

mercredi 18 janvier 2012

Les Fumerolles Dracosiréennes

Draël et Rosaline téléportent le groupe dans les ruines du Fort Vrääs –pardon, du Fort Vagda. Le Forgelier trouve rapidement le sentier menant vers les montagnes, et au bout de quelques heures, ils ont définitivement quitté la forêt pour les vallées et sommets des Fumerolles Dracosiréennes. Ils progressent prudemment, à l’affût de mauvaise rencontre ; Vagda en éclaireur. Peu après midi, ils se rendent compte qu’ils sont survolés par quatre créatures volantes, que Rosaline pense être des wyvernes. Ces dernières les accompagneront tout au long de la journée, volant hors d’atteint des sorts et flèches, mais néanmoins menaçantes.

Alors qu’ils montent le camp pour la nuit, ils voient les wyvernes se poser non loin… Elle leur tiendront compagnie encore jusqu’au lendemain matin, leurs cris lugubres empêchant certains de trouver le sommeil. Et bien sûr, quand le groupe reprend sa marche, le lendemain matin, elle sont à nouveau dans le ciel, planant tels des vautours autour des aventuriers agacés.

Alors que le groupe cherche un endroit ou pique-niquer, le sol se met trembler sous leurs pieds ; une bulette surgit du sol et tente de faire de Vonak son petit déjeuner. Le monstre est vite dompté à coups de lame –massacré serait plus exact– mais les wyvernes ont profité de la diversion pour se lancer à l’assaut ; attaquant le groupe au passage, l’une d’elles a même réussi à emporter Thémiss dans ses serres. Heureusement, Callahan décoche deux flèches dans les ailes du monstre, qui part en torche et s’écrase quelques mètres plus loin. L’élue d’Auréon en sera quitte pour quelques contusions. Une autre wyverne est abattue rapidement, s’étant écrasée aux pieds de Vagda suite à une attaque en piqué ratée.

Quelques instants plus tard, c’est au tour de Callahan d’être emporté dans les airs contre son gré, avant que Vagda ne suive ; les deux Wyvernes survivantes sembles décidées à rentrer au nid avec leur déjeuner… Thémiss essaie de rendre la monnaie de sa pièce à Callahan, mais ses sorts ne parviennent pas à étourdir le monstre, qui prend de l’altitude. Le psion réussit cependant à dégager suffisamment un bras de l’étreinte du monstre pour lui décocher un trait d’énergie fatal ; la chute est douloureuse, mais Callahan n’est pas assez meurtri pour ne plus pouvoir atteindre sa boîte de cigares. Tandis qu’il gratte son allumette, la dernière wyverne est assommée par Vagda –un grand coup du plat de la main dans la jugulaire– et rejoint également le sol.

Une échauffourée éclate ensuite, Callahan ayant profité d’un moment d’inattention du moine, qui expliquait au nain qu’il ne souhaitait pas qu’on abatte la dernière wyverne car il souhaitait s’en faire une monture, pour achever cette dernière d’une flèche bien placée. Bien sûr, lorsque Vagda se rend compte de ce coup en traître, il s’avance vers son compagnon et tente de l’assommer, mais Callahan a vu venir le coup et l’esquive. Le différent en restera là, même si Vagda sera plus silencieux qu’à l’accoutumée pour le reste de la journée.

Après une bonne nuit de sommeil, la troisième journée du voyage dans les montagnes débute. En redescendant vers une vallée aride, les aventuriers constatent que le chemin qu’ils suivent atteint un carrefour, gardé par un avant-poste de la Main Rouge. Une grande tente et des murs en sac de sable. Elliandre se fait discret et descend vers la vallée, parvenant jusqu’au camp sans se faire repérer. Malheureusement, alors qu’il essaie de se faufiler le long du muret pour voir l’intérieur de la tente, il se fait repérer. Mais il avait gardé une potion d’invisibilité pile dans ce cas là… Et au lieu de se replier vers le chemin de montagne ou ses compagnons l’attendent, il en profite pour se glisser dans le dos du prêtre de Tiamat qui semble diriger le détachement et exécuter ce dernier.

Nullement déconcertés par la mort du prêtre, les hobgobelins se jettent sur le bretteur, qui juge plus prudent de se replier. Voyant que leur ami est poursuivi par une dizaine de hobgobelins, Vonak et Vagda se lancent à l’assaut, dévalant la pente à grandes enjambées, dans le cas du nain, et en vrac, dans le cas du forgelier ayant trébuché dans les premiers mètres. Callahan a sorti son arc et, malgré la distance, parvient à toucher a plusieurs reprises les soldats ennemis, les contraignant à plus de prudence ; ceux-ci se sont repliés dans leur camp et ont sorti les arcs, contraignant Elliandre à se mettre à couvert en attendant l’arrivée des « renforts ». Rosaline, Thémiss et Draël sont restés cachés, se disant qu’ils pourraient toujours aller ramasser les morceaux quand tout serait fini.

Après quelques échanges de flèches, le nain, le demi-elfe et le forgelier arrivent au contact. Vagda, emporté dans son élan, souffle dans sa corne magique, qui résonne dans toute la vallée avant que le combat ne soit masqué par une brume épaisse, le tout arrachant un juron bien senti aux lèvres de Callahan. Le reste n’est qu’une formalité, les soldats de la main rouge ne faisant pas vraiment le poids face aux héros de Brindol. Le combat se termine quelques instants plus tard, alors que le psion abat un fuyard d’une dernière flèche.

Reste à savoir quelle direction suivre après le carrefour. L’interrogatoire des prisonniers s’étant révélé vain, le groupe envisage de suivre le chemin que voulait prendre le fuyard, en supposant que ce dernier espérait rejoindre des renforts. Alors qu’il s’apprêtent à repartir, Callahan remarque une créature volante qui vient de quitter un sommet voisin et se dirige dans leur direction…

mardi 20 décembre 2011

Le calme après la tempête

Après avoir sécurisé les différents quartiers de la ville abandonnée par les hobgobelins, les défenseurs de Brindol goûtent à un repos bien mérité. Le lendemain, la ville est en effervescence : il y a tant de choses à reconstruire, à nettoyer, à ranger… Quand il ne s’agit pas de simplement fêter la victoire. C’est ainsi qu’en soirée, Vonak organise un grand concours de boisson avec tous ceux qui veulent s’y joindre, concours qu’il remportera finalement, faisant honneur à la réputation de piliers de comptoir des nains.

Le surlendemain de la bataille, une cérémonie officielle est organisée sur le parvis de la Cathédrale, ou le Baron et les autres dirigeants de la ville remercient tous ceux qui ont participé à la victoire de la ville, louent la vaillance de leurs alliés et pleurent les héros tombés au champ d’honneur. Le petit groupe dont les interventions ont été décisives est bien sûr acclamé comme il se doit, avant que la cérémonie ne se termine sur les projets de nettoyage et de reconstruction de la vallée.

Pour Brindol, la soirée se poursuit dans la fête, avec danses, rires et boissons. Mais les héros de la ville n’en profiteront pas encore aujourd’hui… Le baron leur a demandé de le suivre dans son bureau, car il souhaite faire le point sur la situation avec les personnes qui comptent en ville.

Les interrogatoires des prisonniers ont porté leurs fruits. Le baron sait maintenant où Azar Kull se cache, et pourquoi il n’a pas participé à la bataille de Brindol. La chute de la vallée de l’Elsir n’est que la première phase de ses projets ; il n’a envoyé qu’une partie de ses troupes à l’assaut de Brindol et des villages avoisinants. Le reste attend non loin de son repère, dans les Montagnes des Fumerolles Dracosiréennes.

Abrité dans un ancien temple de Tiamat niché au plus profond de cette chaine montagneuse on ne peut plus inhospitalière, il œuvre à l’ouverture d’un portail lui permettant de déverser sur la Brélande une horde de démons offerts par sa déesse. Il espérait voir la vallée tomber rapidement pour avoir une base d’opération et de ravitaillement valable pour l’armée gigantesque qu’il dirigera bientôt… Il est urgent de mettre un terme à ses plans meurtriers, avant qu’il ne termine la mise en place de son rituel et ne reprenne la tête de son armée pour marcher, une nouvelle fois, sur les terres des hommes.

Le baron ne peut malheureusement indiquer l’emplacement exact du repère du Drakhan. Tout au plus a-t-il appris qu’un vieux chemin partait du Fort Vraas et traversait le massif montagneux pour y arriver. Rien à voir avec une promenade de santé… Il leur suggère de se téléporter au Fort dès qu’ils sont prêts.

C’est ainsi qu’après une journée d’achats et de préparatifs divers, le groupe se réunit autour de Draël et du parchemin de téléportation que le Baron lui a remis. Objectif : décapiter la Horde de la Main Rouge !

lundi 5 décembre 2011

L'issue de la bataille

Les membres du groupe courent vers le parvis de la Cathédrale, où ils espèrent avoir des nouvelles du Baron. Sur place c’est la cohue : les unités semblent en déroute, courent en tous sens, se bousculent sous les marches menant à la Cathédrale, tandis que quelques officiers essaient vainement de rassembler leurs unités. Callahan finit par apprendre ce qu’il s’est passé : le Baron a été abattu par un sniper embusqué. Son état est critique et il a été emmené dans le chœur de la Cathédrale, empoisonné.

Du reste, le sniper ne semble pas décidé à s’arrêter en si bon chemin : une demi-douzaine d’officiers et de sous-officiers sont également tombés sous ses flèches, sans que l’on puisse repérer d’où il fait feu… C’est finalement Vagda qui identifiera l’origine des tirs : l’échoppe du fabriquant de cercueils, Dans le coin Sud-Est de la place. Les aventuriers se précipitent vers la maison d’un étage, et en enfoncent la porte aussi sec. Ils sont accueillis par un éclair, lancé par un ensorceleur hobgobelin. Le combat s’engage au rez-de-chaussée ; un autre hobgobelin, invisible jusque là, se lance au combat après avoir invoqué des molosses sataniques pour l’aider, mais tout ce petit monde est prestement éliminé.

Draël se précipite sans attendre vers le premier étage ; malheureusement pour lui, un individu peu scrupuleux avait semé des chausse-trappes sur les marches de l’escalier plongé dans la pénombre. S’arrêtant net, il pousse un cri de douleur ! Le temps de retirer les pointes de métal de ses bottes, il repart, suivi de Vagda. Au premier étage, ils sont à nouveau accueillis par des molosses invoqués.

Alors qu’ils s’avancent vers le fond de la pièce à la recherche du lanceur de sort, probablement toujours sous le couvert d’un sort d’invisibilité, trois coups d’épées frappent Draël. Un humanoïde cornu, à la peau noire et écailleuse, vient d’apparaître dans son dos. Le temps d’exécuter sa sinistre besogne, il a de nouveau disparu, murmurant simplement à sa victime « tu es solide, mais ne berce pas d’illusion, tu y passeras bientôt ». Le poison brûle les chairs du shaman draconique, qui préfère faire retraite vers l’étage inférieur, où Thémiss s’est postée pour soigner les blessés (et accessoirement, piller les cadavres de ses ennemis).

Bondissant par dessus les chausse-trappes, Elliandre rejoint Vagda, qui vient de trébucher sur une caisse après avoir surévalué ses capacités acrobatiques. Il est suivi de Vonak et Callahan. Les molosses sataniques, cibles faciles, tombent les uns après les autres. Le rejeton noir continue son petit jeu, quittant l’invisibilité le temps de frapper ses victimes de sa lame empoisonnée avant de disparaître à nouveau. Quant au lanceur de sort, il s’est rendu visible en lançant un premier éclair dans la mêlée. Tout en reculant pour échapper à ses adversaires, il enchaîne ce même sort à trois reprises avant d’être enfin réduit au silence par Vagda.

Les coups précis de l’assassin ont fait très mal à ses victimes, mais toutes sont encore debout, grâce aux soins de leur élue d’Aureon préférée. Et cette fois, après avoir porté son coup contre Vagda, il ne disparaît plus… Seul contre tous, il se rend compte que la partie devient serrée, et bondit lestement par la fenêtre. Mais le moine forgelier n’est pas du genre à se laisser distancer : il se lance à sa poursuite, et a tôt fait de le rattraper. Se voyant coincé, le rejeton noir fait face… Mais à la régulière, Vagda est le plus fort. Quelques instants plus tard, il emporte le cadavre de son adversaire vers la Cathédrale. Il le laissera finalement aux portes de celle-ci, afin de pouvoir y entrer avec ses compagnons.

Dans la Cathédrale, ils découvrent le baron, inconscient, et la grande prêtresse Mèchedorée à son chevet. Une dizaine d’officiers blessés attendent des soins un peu plus loin, mais les quelques prêtres présents semblent impuissants à les aider. Dame Nale s’approche du groupe et leur dit qu’il est temps de reprendre les choses en mains, et de rallier les troupes au dehors avant que l’armée ennemie ne frappe. Un instant plus tard, le capitaine Lars Ulvers franchit les portes de la Cathédrale sur son destrier, criant à tous les hommes valides de sortir immédiatement pour assurer la défense de la place : le Général Kharan arrive à la tête de ses troupes, et ce n’est plus qu’une question de minutes avant que le choc ait lieu. Pendant ce temps, Sylphirine sort de la masse des prêtres, et sous les traits d’une jeune humaine, se présent à ses compagnons, qui ne la reconnaissent pas, du nom de Rosaline de Brélande.

Vonak sort le premier, et imite le capitaine qui exhorte ses troupes à la vaillance et au sens du devoir ; à eux deux, ils parviennent à réorganiser les défenses autour de la Cathédrale. Juste à temps : des différentes rues qui convergent vers la place, les armées de la main rouge se ruent à l’assaut. Les héros de Brindol sont restés en retrait, sur les marches de l’escalier d’où ils supervisent la bataille, prêts à aller prêter main forte à la première unité montrant des signes de faiblesse. Tout autour d’eux, le combat fait rage, mais les défenseurs ne mollissent pas.

Soudain, un nuage noir surgit de derrière les combats, à une allure fulgurante. Alors qu’il survole la masse des combattants, Callahan et les Tiri-Kitor restants font feu en sa direction, mais leurs flèches sont déviées par les vents tournoyants qui le protègent. Le nuage se pose dans l’œil du cyclone, à quelques mètres seulement des derniers défenseurs de la cathédrale… Le Drakhan Kharan et sa garde rapprochée font face aux héros de la ville. Les Géants et les Ogres se ruent aussitôt au combat, tandis que le général incante des prières à Tiamat ; Elliandre et Vonak se chargent du flanc gauche, tandis que Vagda et Draël prennent le droit. Au centre Thémiss reste en retrait, près de Callahan, qui essaient de s’avancer juste assez pour passer le mur de vent qui l’empêche de tirer sur ses ennemis, sans s’exposer à leurs attaques. Quant à Rosaline, elle vient d’entamer un duel magique avec Kharan, les deux adversaires échangeant sorts et dissipations pour tenter de donner l’avantage à leurs alliés.

Sur le flanc gauche, la situation s’éclaircit rapidement : Vonak et Elliandre sont tombés, après avoir éliminé les ogres. Quant au géant des collines, après avoir mis hors combat les deux chevaliers de l’Aube, il a été achevé par un carreau d’arbalète tiré par Thémiss. A droite, Le combat tire en longueur. Les quelques lions de Brindol et gardes Dénéith restants ont payé un lourd tribu aux ogres, qui résistent toujours aux attaques de Draël et Vagda. Le second géant s’est ouvert une route vers Thémiss et les archers, qui concentrent leur force de frappe sur lui. A nouveau, c’est un carreau tiré par Thémiss qui met le point final aux attaques du monstre, qui manque de s’écrouler sur Vagda : le moine avait enfin éliminé les ogres et venait à les rescousse de des compagnons…

Le Drakhan Kharan, seul mais quasiment indemne, fait maintenant face à ses adversaires. Cinq sont encore debout, mais affaiblis. De plus, deux de leurs meilleurs combattants sont au sol… Invoquant une dernière fois le nom de Tiamat, le général ennemi se jette au combat. Sa grande épée entaille les chairs, vole à gauche et à droite, repousse ses ennemis. Mais ils se regroupent toujours. Et, même blessés, frappent toujours aussi fort. Si seulement il pouvait approcher de cet archer qui le perce de ses flèches… Mais Vagda et Draël ne laissent pas d’ouverture ! Finalement, Rosaline et Thémiss unissent le peu d’énergie magique qu’il leur reste et la déchaine sur l’élu de Tiamat, qui met un genou en terre. Le prochain coup aura raison de lui.

De sa lame d’énergie, Callahan détache la tête du général de son corps, et l’exhibe à la vue des combattants de la horde… Quelques instants de flottement se font sentir dans les lignes ennemies, puis c’est la débandade. Le capitaine Ulvers crie à ses troupes de ne pas poursuivre les fuyards et de se regrouper… Sans commandement la horde n’est plus un danger.

Brindol est sauvée, du moins pour cette nuit !

jeudi 17 novembre 2011

Les rues en sang

Accompagnés de tous les renforts disponibles, les héros de Brindol prennent place derrière la barricade. Chacun se voit attribuer une place et un rôle, mais il est trop tard pour fignoler : déjà la première vague d’ennemis s’avance face à eux : une vingtaine de soldats hobgobelin se sont mis en position à une trentaine de mètres de la barricade, arcs bandés… L’échange de flèches commence aussitôt, mais seuls les Tiri-Kitors et Callahan sont vraiment efficaces dans l’obscurité. Heureusement, la protection offerte par la barricade permet d’équilibrer l’affrontement, du moins jusqu’à ce que des ombres ailées ne survolent les défenseurs.

Trois manticores tentent de se poser sur les toits des immeubles voisins ; une est abattue avant de pouvoir attaquer, mais les deux autres, d’un ample mouvement de queue, font pleuvoir une nuée de dards acérés parmi les défenseurs. Seuls quelques miliciens cèdent à la panique, mais sont rapidement regroupés par Draël, Tandis que Thémis commence à soigner les blessés, et que Callahan donne l’ordre à tous les archers de concentrer les tirs sur les monstres qui les surplombent.

Le sang-froid des défenseurs fait merveille : Les manticores sont abattues l’une après l’autre, ce qui regonfle le moral des Brindoléens, qui, emmenés par Vonak, pousseront même une sortie vers les hobgobelins et les extermineront jusqu’au dernier. La première vague est repoussée sans aucune perte et la barricade est intacte !

Après quelques minutes de calme mises à profit pour rééquiper en flèches et bandages les combattants, la deuxième vague se profile. Des hurlements lugubres résonnent dans les rues voisines, tandis que des silhouettes blanches se meuvent rapidement d’un bâtiment à l’autre, avant de se regrouper sur la Voie Matinière… Des fantômes ? Non, des barbares gobelours à la fourrure teintée de blanc, qui chargent maintenant, leurs énormes haches au dessus de la tête, en direction de la barricade. Quelques miliciens ont un mouvement de recul. Vonak Hurle : « arrêtez-les, s’ils parviennent à la barricade, il vont la faire voler en morceaux ! »

Mais quelques flèches, même tirées par des elfes, ne suffisent pas à mettre à bas une meute de gobelours enragés ! La barricade cède en plusieurs points sous le choc de la charge des barbares, projetant en arrière les défenseurs de la première ligne. Le corps-à-corps s’engage ; Elliandre et Vagda surgissent de leurs cachettes pour prendre l’ennemi à revers, tandis que Vonak distribue coups et horions à qui s’approche trop. Callahan tente de se désengager, pour laisser la place à Draël et aux combattants de contact. Les blessés sont évacués tant bien que mal vers l’arrière, où Thémiss fait de son mieux pour les garder en état de combattre.

Les Lions de Brindol et les gardes de la maison Dénéith rendent coup pour coup, mais la force brute de leurs adversaires est un atout précieux. Vagda, qui s’est retrouvé coincé par deux barbares et salement amoché, est contraint de faire retraite. Heureusement, Vonak à trouvé la place qui lui convenait : juste au cœur du combat ! Sa lame assombrie par le sang semble danser d’une tête de gobelours à l’autre, et il transforme finalement un combat difficile en une brillante victoire. Tous les barbares sont à terre et les défenseurs ne dénombrent finalement que deux morts.

Mais déjà, au bout de la rue Une nouvelle vague d’ennemis se regroupe. Une dizaine de gobelins montés sur worgs se lancent à l’assaut. Et malheureusement, cette fois, la barricade n’est plus en état de briser leur charge. Pire : derrière eux, les silhouettes massives d’énormes lézards bleus se découpent dans l’obscurité ; leur gueule est surmontée d’une énorme corne crépitant d’électricité.

Les monstres –probablement des cousins éloignés des rejetons verts rencontrés dans les marais– se jettent dans la mêlée, frappant autant les gobelins terrifiés que les humains et les elfes. Un champ magnétique court entre leurs cornes, et à plusieurs reprises, se déchargent des éclairs meurtriers dans la foule des combattants, infligeant de lourdes pertes. Vagda a réitéré sa manœuvre d’encerclement, mais cette fois, Elliandre , au lieu de le suivre, a commencé à danser au milieu du troupeau de rejetons bleus… Il semble qu’un lanceur de sort invisible se cache dans une des maisons voisines.

Bien sûr, danser au milieu de monstres écailleux de plusieurs tonnes suintants d’électricité est une activité dangereuse… Un mauvais coup de trop et Elliandre se retrouve au sol, derrière les lignes ennemies. Achevant négligemment le gobelin qu’il tenait par le col, Draël se téléporte à portée de son compagnon pour lui porter secours ; il entend le mage incanter, sans doute à quelques mètres de lui, mais trouve suffisamment de volonté pour ne pas succomber à ses enchantements. Il jette l’elfe sur ses épaules, et sans attendre le sort suivant, se téléporte à côté de Thémiss, lui confiant son fardeau avant de repartir au combat.

Parmi les gobelins comme parmi les défenseurs de Brindol, les rangs des combattants se sont sensiblement éclaircis. Seul un des rejetons bleus est tombé, les cinq autres ne montrant guère de signes de fatigue. En face d’eux, les Lions de Brindol et les Héros de la ville font encore face, et c’est un long combat à l’usure qui s’engage. Les monstres finiront par tomber, mais plus de la moitié des défenseurs de la barricade les ont précédés.

La bonne nouvelle, c’est que le flot d’ennemis provenant de la porte éventrée semble se tarir ; pourvu que les autres postes de barricades aient tenu aussi bien, le regroupement sur le parvis de la Cathédrale aura pu se faire dans de bonnes conditions.

Draël active d’ailleurs son lien avec le Baron, pour lui faire part de la situation ; ce dernier les remercie pour le temps que ses hommes ont pu gagner et leur suggère de profiter de l’accalmie pour rejoindre le gros de forces devant la Cathédrale de l’Ost Souverain. A ce moment, sa dernière phrase se mue en un gargouillis rauque, puis c’est le silence…

Qu’est-il donc arrivé au Baron de Brindol ?
Vous êtes trop bas. Remontez un peu, il n'y a rien à voir, ici…